Sur les routes Cambodgiennes
  

Sur les routes Cambodgiennes

Cambodia, Cambodge le 19/10/2012

 

Apres deux jours reposants sur les iles somnolentes du sud du Laos, on a hate de passer la frontiere cambodgienne et retrouver l' agitation et l'effervescence des pays asiatiques, que nous avions completement perdue au Laos, réputé pour sa population détendue voir carrément paresseuse. Apres plus de deux semaines passées á réveiller la moitié des personnes á qui l'on voulait s'adresser, á voir les serveurs piquer un somme entre deux commandes, voir meme etre carrément habillés en pyjamas, on se dit que tout ca c'est fini, que le cambodge marquera notre retour á l'organisation et au dynamisme.

3 metres apres la frontiere, premiere désillusion: 1h45 d'attente pour aue notre bus reparte, passés devant une télé diffusant l'enterrement national du Roi Sihanouk légende nationale morte la veille. 4 heures plus tard, on a définitivement tiré un trait sur notre idée de retour a l'organisation: cela fait deux heures que l'on attend un deuxieme bus ( temps d'attente annoncé: 15 minutes )  au milieu d'un restau cambodgien oú l'on croise plus de gens en pyjama que pendant tout notre séjour au Laos. Quand le bus arrive enfin on en est certains: le temps n'a pas plus de valeur au Cambodge qu'au Laos et les Cambodgiens sont au moins autant sujets aux siestes impromptues que leurs voisins.

 Deux jours plus tard, forts de notre ( maigre ) experience des bus cambodgiens, on prend celui pour Phnom Penh en sachant  que les imprévus seront de rigueur. Et pourtant surprise, au bout de 9 heures de route sur les 11 prévues au total, notre bus semble presque á l'heure! Candides, on se voit deux heures plus tard, reposant notre corps endolori par le voyage dans ce lit qui hante notre esprit depuis le matin. L'arret soudain de notre bus sur la route caillouteuse que nous subissions depuis une heure nous ramene á la réalité. Lorsque notre chauffeur commence a tourner autour du car et que les passagers prennent notre vehicule en photo on se rend a l'évidence: le pneu avant droit de notre ponctuel transporteur vient de rendre l'ame. Et nous voila repartis pour plus d'une heure d'attente sur cette route ou l'air n'est que poussiere, et oú se croisent poids lourds, cars, vélos et buffles, pendant que le conducteur se bat avec une roue plus grosse que lui. On est presque contents de cette panne lorsque le soleil se met á décliner dans le ciel, noyant les rizieres qui nous entourent de sa lumiere dorée. 

Treize heures apres notre départ, on retrouve clairement l'agitation á laquelle on s'attendait en pénétrant en terres Khmeres: Phnom Penh et son armée de scooters fous, ses klaxons continuels et des lumieres partout, font passer Vientiane pour un petit village de province. Et c'est impatients de plonger dans cette fourmiliere que l'on s'étale enfin sur le fameux lit qui nous fait oublier que l'on transporte, depuis un petit moment déja, un kilo de poussiere provenant ''une petite route perdue quelque part au milieu du Cambodge.  

 

Commentaires

 Tété
Il ne faudrait pas que tout soit trop facile tout de même !
Mais vos récits font clairement rêver ...



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